Un article récemment paru dans La Presse (le voici en anglais, obtenu sur des archives gratuites) résume bien en quoi consistent ces routes nues.
Sur le site de l'organisme Shared Space, on peut notamment voir des photos du type «avant-après» de quartiers ou de villes où l'on a presque entièrement éliminé la signalisation. On y apprend également ceci (traduction libre):
Le terme Shared Space englobe une nouvelle philosophie et un nouvel ensemble de principes au sujet du design et de l'entretien des routes et de l'espace public. Cette philosophie vise une meilleure intégration de la circulation routière avec les autres formes de l'activité humaine.
La caractéristique la plus visible de l'Espace partagé consiste dans l'absence de signalisation routière traditionnelle, incluant les panneaux, les lignes et autres signes tracés sur la route, les bosses et les barrières. Dans cet espace partagé, le conducteur fait intégralement partie du contexte social et culturel, et son comportement (par exemple, sa vitesse) est contrôlé par des normes connues de tous.
Le concept de Shared Space n'implique pas seulement de nouvelles techniques de design; il requiert également une approche novatrice du processus de planification, de design et de prise de décision. Dès lors, on voit émerger de nouvelles approches dans l'organisation municipale et dans la participation citoyenne.
Je trouve cette philosophie complètement capotée, mais très intéressante. À suivre. Il y a beaucoup de filons à exploiter sur le site de Shared Space. J'en reparlerai au fur et à mesure de mes découvertes.