Je n'ai malheureusement pas de photos, mais c'était bon! Du fromage Doré-Mi coupé en tranches épaisses, cuites comme telles sur les grilles, miam... C'est un fromage produit par la fromagerie La Maison Alexis de Portneuf (propriété de Saputo), une fromagerie qui nous étonne depuis quelques mois dans la famille.
Lorsque j'ai goûté au Doré-Mi pour la première fois, c'était lors d'une foire agroalimentaire à Québec, à la fin des années 90. Le fromage était alors produit par la fromagerie Cayer de Saint-Raymond-de-Portneuf, qui a changé de nom et d'image en 2005 pour devenir la Maison Alexis de Portneuf. Ce fromage a la propriété de ne pas d'étendre lorsqu'on le chauffe. Il garde sa forme. On peut dont le faire dorer à la poêle ou au barbecue.
Le Doré-Mi, c'est en fait une variation du fromage haloumi (ou haloom), originaire du Moyen-Orient. Lorsque je l'ai acheté à l'épicerie, il était à côté d'un autre haloumi, celui-là produit par la Fromagerie polyethnique de Saint-Robert au Québec. Et tout près de là, il y avait un nabulsi, parsemé de graines de nigelle (ou bénédique). J'en salive juste à y penser.
Sur le site de la Fromagerie polyethnique, on trouve des recettes à faire avec les fromages orientaux qu'elle propose. Tout a l'air si bon!
24 mai 2007
14 mai 2007
Lectures sur des femmes remarquables
J'ai récemment fait la lecture de deux romans dont le genre n'est pas celui vers lequel je suis habituellement attirée. Pourtant, ce sont des livres que j'avais eus en cadeau à Noël... à ma demande! C'est qu'on y raconte l'histoire de femmes remarquables, dont je n'avais jamais entendu parler. Deux heureuses découvertes! Vivement les tomes 2...
1re découverte: Docteure Irma Levasseur, de Pauline Gill
Saviez-vous, qu'au Québec, au début des années 1900, les enfants de moins de 5 ans n'étaient pas admis dans les hôpitaux (francophones, du moins) ? Il manquait alors de ressources et ce sont les enfants qu'on ne soignait pas. Le roman de Pauline Gill ne manque pas de souligner que cette façon de faire, si elle avait perduré, aurait difficilement permis à la nation canadienne-française de survivre...
Le roman est donc l'histoire enlevante d'une jeune femme de Québec qui, au tournant du dernier siècle, décide de devenir médecin spécialiste des enfants, malgré le fait que la plupart des universités québécoises d'alors refusent leurs portes aux femmes (ou font bonne figure en les acceptant dans les salles de cours, mais ne leur donnent pas accès aux stages, pourtant essentiels à la formation en médecine). Irma ira donc étudier aux États-Unis.
Ce livre est d'autant plus pertinent qu'il nous fait découvrir qu'Irma Levasseur est en quelque sorte la « vraie » instigatrice de l'Hôpital Sainte-Justine, à Montréal, plutôt que Justine Gaspé-Beaubien, à qui on attribue habituellement le titre de « fondatrice ». Un livre vient d'ailleurs de paraître chez Boréal au sujet de la fondation de cet hôpital dont on célèbre le centenaire cette année.
2e découverte: Les accoucheuses - La fierté, de Anne-Marie Sicotte
Ici, on entre de plein pied dans le monde des sage-femmes au Québec des années 1840-1850, en particulier dans le monde d'une sage-femme qui décide de former sa fille de 16 ans au métier. C'est l'époque où la mode des corsets faisait rage dans la bourgeoisie montréalaise: quel beau moyen pour cacher une grossesse honteuse... mais quels ravages sur les futures mamans et leur bébé!
Le livre contient une foule de détails passionnants sur les prouesses des sage-femmes de l'époque (pourquoi utiliser les forceps quand on peut faire la même chose avec des mains agiles ?), les distinctions marquantes entre les différentes classes d'habitants dans le Montréal de cette éqopque (alors la capitale du Bas-Canada), l'arrivée massive des Irlandais, l'arrogance de la médecine de l'époque face aux techniques des sage-femmes, les accrochages entre les francophones et les anglophones, etc.
Ça se lit très vite, car c'est bien écrit et que c'est toujours intéressant. Voici le lien vers une entrevue de Christiane Charette avec l'auteure et une accompagnante (une femme qui n'est pas une sage-femme mais qui assiste les femmes et leur conjoint lors de l'accouchement). Captivant!
Ces deux livres m'ont fait davatange me rendre compte à quel point les femmes ont dû se battre pour avoir accès à l'instruction, pour pouvoir choisir ce qu'elles veulent faire dans la vie. La question est aujourd'hui pas mal réglée ici, mais il reste tant de chemin à faire à tant d'endroits sur cette planète...
1re découverte: Docteure Irma Levasseur, de Pauline Gill
Saviez-vous, qu'au Québec, au début des années 1900, les enfants de moins de 5 ans n'étaient pas admis dans les hôpitaux (francophones, du moins) ? Il manquait alors de ressources et ce sont les enfants qu'on ne soignait pas. Le roman de Pauline Gill ne manque pas de souligner que cette façon de faire, si elle avait perduré, aurait difficilement permis à la nation canadienne-française de survivre...
Le roman est donc l'histoire enlevante d'une jeune femme de Québec qui, au tournant du dernier siècle, décide de devenir médecin spécialiste des enfants, malgré le fait que la plupart des universités québécoises d'alors refusent leurs portes aux femmes (ou font bonne figure en les acceptant dans les salles de cours, mais ne leur donnent pas accès aux stages, pourtant essentiels à la formation en médecine). Irma ira donc étudier aux États-Unis.
Ce livre est d'autant plus pertinent qu'il nous fait découvrir qu'Irma Levasseur est en quelque sorte la « vraie » instigatrice de l'Hôpital Sainte-Justine, à Montréal, plutôt que Justine Gaspé-Beaubien, à qui on attribue habituellement le titre de « fondatrice ». Un livre vient d'ailleurs de paraître chez Boréal au sujet de la fondation de cet hôpital dont on célèbre le centenaire cette année.
2e découverte: Les accoucheuses - La fierté, de Anne-Marie Sicotte
Ici, on entre de plein pied dans le monde des sage-femmes au Québec des années 1840-1850, en particulier dans le monde d'une sage-femme qui décide de former sa fille de 16 ans au métier. C'est l'époque où la mode des corsets faisait rage dans la bourgeoisie montréalaise: quel beau moyen pour cacher une grossesse honteuse... mais quels ravages sur les futures mamans et leur bébé!
Le livre contient une foule de détails passionnants sur les prouesses des sage-femmes de l'époque (pourquoi utiliser les forceps quand on peut faire la même chose avec des mains agiles ?), les distinctions marquantes entre les différentes classes d'habitants dans le Montréal de cette éqopque (alors la capitale du Bas-Canada), l'arrivée massive des Irlandais, l'arrogance de la médecine de l'époque face aux techniques des sage-femmes, les accrochages entre les francophones et les anglophones, etc.
Ça se lit très vite, car c'est bien écrit et que c'est toujours intéressant. Voici le lien vers une entrevue de Christiane Charette avec l'auteure et une accompagnante (une femme qui n'est pas une sage-femme mais qui assiste les femmes et leur conjoint lors de l'accouchement). Captivant!
Ces deux livres m'ont fait davatange me rendre compte à quel point les femmes ont dû se battre pour avoir accès à l'instruction, pour pouvoir choisir ce qu'elles veulent faire dans la vie. La question est aujourd'hui pas mal réglée ici, mais il reste tant de chemin à faire à tant d'endroits sur cette planète...
15 avril 2007
Bonnes nouvelles pour l'aquarium de Québec
Le Parc Aquarium du Québec connaît enfin des hausses d'affluence, selon cette nouvelle. Il faut s'en réjouir, bien sûr. On n'en fait pas mention dans l'article, mais la baisse des prix d'entrée (passée de 24$ à 15,50$ pour un adulte) n'y est certainement pas étrangère.
Je suis une habituée du Parc Aquarium depuis sa réouverture; j'y suis allée souvent pendant mon premier congé de maternité (peu après sa réouverture à la suite de rénovations majeures au début des années 2000) et j'y retourne encore régulièrement avec les enfants.
Chaque saison, je remarque des améliorations sur le plan des services offerts, notamment la zone extérieure de jeux pour enfants. Toutefois, sur le plan de la qualité de l'information scientifique offerte, je suis toujours déçue, à chaque visite.
Par exemple, comment justifier que l'affiche qui serve à présenter la pieuvre géante de l'aquarium n'ait pas été mise à jour depuis plus d'un an et demi et qu'il y soit encore écrit que le pieuvre est grosse comme un cantaloup ? Elle est pourtant gigantesque: j'estime à longueur de chacun de ses tentacules à près de 1 mètre ! N'importe quel bénévole ou employé est en mesure de coller une feuille de papier par-dessus l'ancienne pour y donner de nouveaux renseignements, il me semble. (Tiens, ça me donne envie de le faire, en cachette, lors de ma prochaine visite...)
Autre exemple: un nouveau bassin contenant des oeufs de raie dans leur pochette (Mermaid's Purse, en anglais) est apparu il y a de cela environ un an. Je me suis dit, chouette, ils auront bientôt des raies! (auxquelles on pourra peut-être toucher, s'ils y ont pensé, comme je l'ai fait dans un aquarium en Caroline du Nord...) J'y suis retournée cet hiver. Le bassin était toujours là, mais vide. Rien! Mais toujours les mêmes panneaux et les mêmes explications sur les oeufs. Pourquoi ne pas nous dire, sur un simple bout de papier, ce qu'il arrivera des raies ou ce qui leur est arrivé. Ça me fâche quand je vois des choses comme ça. C'est la base, tout de même! N'y a-t-il pas de muséologues ou de pédagogues dans la salle ?
Alors, j'y retourne, mais j'en reviens souvent déçue. Je suis déçue de voir plein de choses excitantes, mais de ne rien en apprendre, ou si peu.
Et en passant, c'était le même problème au défunt Jardin zoologique de Québec, fermé en 2006. On en ressortait tout émerveillé d'avoir un grand nombre de beaux oiseaux et animaux. Mais je n'étais jamais certaine d'en savoir plus.
Je suis une habituée du Parc Aquarium depuis sa réouverture; j'y suis allée souvent pendant mon premier congé de maternité (peu après sa réouverture à la suite de rénovations majeures au début des années 2000) et j'y retourne encore régulièrement avec les enfants.
Chaque saison, je remarque des améliorations sur le plan des services offerts, notamment la zone extérieure de jeux pour enfants. Toutefois, sur le plan de la qualité de l'information scientifique offerte, je suis toujours déçue, à chaque visite.
Par exemple, comment justifier que l'affiche qui serve à présenter la pieuvre géante de l'aquarium n'ait pas été mise à jour depuis plus d'un an et demi et qu'il y soit encore écrit que le pieuvre est grosse comme un cantaloup ? Elle est pourtant gigantesque: j'estime à longueur de chacun de ses tentacules à près de 1 mètre ! N'importe quel bénévole ou employé est en mesure de coller une feuille de papier par-dessus l'ancienne pour y donner de nouveaux renseignements, il me semble. (Tiens, ça me donne envie de le faire, en cachette, lors de ma prochaine visite...)
Autre exemple: un nouveau bassin contenant des oeufs de raie dans leur pochette (Mermaid's Purse, en anglais) est apparu il y a de cela environ un an. Je me suis dit, chouette, ils auront bientôt des raies! (auxquelles on pourra peut-être toucher, s'ils y ont pensé, comme je l'ai fait dans un aquarium en Caroline du Nord...) J'y suis retournée cet hiver. Le bassin était toujours là, mais vide. Rien! Mais toujours les mêmes panneaux et les mêmes explications sur les oeufs. Pourquoi ne pas nous dire, sur un simple bout de papier, ce qu'il arrivera des raies ou ce qui leur est arrivé. Ça me fâche quand je vois des choses comme ça. C'est la base, tout de même! N'y a-t-il pas de muséologues ou de pédagogues dans la salle ?
Alors, j'y retourne, mais j'en reviens souvent déçue. Je suis déçue de voir plein de choses excitantes, mais de ne rien en apprendre, ou si peu.
Et en passant, c'était le même problème au défunt Jardin zoologique de Québec, fermé en 2006. On en ressortait tout émerveillé d'avoir un grand nombre de beaux oiseaux et animaux. Mais je n'étais jamais certaine d'en savoir plus.
15 mars 2007
Pollution lumineuse au Québec
En lien avec la note précédente, j'apporte votre attention sur la page de l'AstroLab du Mont-Mégantic qui traite de leur lutte contre la pollution lumineuse. C'est sérieux, car cette dernière pourrait compromettre, à moyen terme, les activités professionnelles de l'Observatoire, un des plus efficaces au Canada et un des observatoires universitaires les mieux équipés au monde.
On y apprend, au sujet de la pollution lumineuse qu'elle:
Comme la région du mont Mégantic demeure un des seuls endroits dans le sud du Québec où le
ciel est encore peu pollué, il importe de le préserver.
On y apprend, au sujet de la pollution lumineuse qu'elle:
... croît à un rythme annuel de 5 à 10% et [qu'elle] compromet ainsi la rentabilité scientifique et la vocation de l’OMM.La situation au Québec? C'est catastrophique:
... affecte la migration de certains oiseaux puisqu’ils se guident à l’aide des étoiles,
ou encore, qu’ils viennent s’écraser contre les gratte-ciel illuminés des centres-villes. À Toronto seulement, il y a 24 000 volatiles qui meurent de cette façon à chaque année.
... nuit à des insectes et des papillons qui sont piégés en s’approchant trop des zones artificiellement éclairées, causant leur perte, et fragilisant ainsi la chaîne alimentaire.
... cause la mort de bébés tortues qui ne trouvent plus leur chemin vers la mer et qui vont, par millions, vers des sources lumineuses autres que le reflet des étoiles sur la mer.
... est presque absente à Tucson, en Arizona, qui devint en 1972 la première ville (600 000 habitants) à adopter une réglementation de l’éclairage extérieur. En plein coeur de la ville, la Voie lactée est accessible à tous !
La Ville de Québec avec ses quelques 300 000 habitants est aussi lumineuse que Boston avec ses 5 millions d’habitants!
La Ville de Montréal est aussi lumineuse que New-York!
Comme la région du mont Mégantic demeure un des seuls endroits dans le sud du Québec où le
ciel est encore peu pollué, il importe de le préserver.
Chasse aux étoiles planétaire
Vite! Il ne reste plus que quelques jours pour enregistrer votre participation à la 2e édition de GLOBE at night, une initiative d'importants organismes scientifiques gouvernementaux.
Il s'agit de retrouver et observer la constellation d'Orion et de faire correspondre ce que vous en voyez (très peu si vous êtes en région urbaine, davantage si vous êtes en zone rurale) à des chartes pré-établies. Les étapes sont faciles à suivre (même si ce n'est qu'en anglais).
Plusieurs objectifs sont visés par cette activité à laquelle participent plus d'une centaine de pays; en particulier initier à l'observation des étoiles et faire prendre conscience du phénomène de pollution lumineuse, qui nuit à l'observation terrestre du ciel étoilé.
Comme cette activité prend fin le 21 mars, on saura bientôt qui sont les « champions » de la pollution lumineuse. Mais à ce titre, je sais déjà que le Québec fait figure de parent pauvre. On éclaire trop (nos rues, nos édifices, etc.), et surtout, on les éclaire peu efficacement. J'en reparlerai un jour.
Il s'agit de retrouver et observer la constellation d'Orion et de faire correspondre ce que vous en voyez (très peu si vous êtes en région urbaine, davantage si vous êtes en zone rurale) à des chartes pré-établies. Les étapes sont faciles à suivre (même si ce n'est qu'en anglais).
Plusieurs objectifs sont visés par cette activité à laquelle participent plus d'une centaine de pays; en particulier initier à l'observation des étoiles et faire prendre conscience du phénomène de pollution lumineuse, qui nuit à l'observation terrestre du ciel étoilé.
Comme cette activité prend fin le 21 mars, on saura bientôt qui sont les « champions » de la pollution lumineuse. Mais à ce titre, je sais déjà que le Québec fait figure de parent pauvre. On éclaire trop (nos rues, nos édifices, etc.), et surtout, on les éclaire peu efficacement. J'en reparlerai un jour.
19 février 2007
Empreinte écologique: faites le test!
L'empreinte écologique (ecological footprint, en anglais) est une mesure de l'impact de l'être humain sur la planète et ses écosystèmes.
Il existe plusieurs tests en ligne pour évaluer sa propre empreinte écologique.
J'ai trouvé celui-ci très intéressant, car il vous mène vers d'autres liens en rapport avec la notion d'empreinte écologique. Je l'ai trouvé en allant me renseigner sur le projet d'ÉcoDensité (EcoDensity) de Vancouver. Un sujet à suivre, par ailleurs...
J'ai aussi trouvé celui-ci, en français, publié par divers organismes dont la WWF, le réseau pour le Jour de la Terre et Redefining Progress (qui propose un calculateur d'empreinte écologique pour le bureau, mais seulement pour les États-Unis, on dirait).
Le résultat est donné en nombre de planètes qu'il faudrait pour réussir à offrir le même style de vie à tous les terriens. Dans mon cas, ça fait environ 5 planètes! C'est surtout ma consommation de nourriture d'origine animale (viande, oeufs, produits laitiers) et les transports en voiture (surtout pour aller à la garderie ces temps-ci; en plus, notre voiture, une familiale Subaru, consomme pas mal d'essence...) qui fait grimper le chiffre. Et le fait que nous soyons quatre à vivre dans un espace de 180 mètres carrés n'aide pas non plus...
Il existe plusieurs tests en ligne pour évaluer sa propre empreinte écologique.
J'ai trouvé celui-ci très intéressant, car il vous mène vers d'autres liens en rapport avec la notion d'empreinte écologique. Je l'ai trouvé en allant me renseigner sur le projet d'ÉcoDensité (EcoDensity) de Vancouver. Un sujet à suivre, par ailleurs...
J'ai aussi trouvé celui-ci, en français, publié par divers organismes dont la WWF, le réseau pour le Jour de la Terre et Redefining Progress (qui propose un calculateur d'empreinte écologique pour le bureau, mais seulement pour les États-Unis, on dirait).
Le résultat est donné en nombre de planètes qu'il faudrait pour réussir à offrir le même style de vie à tous les terriens. Dans mon cas, ça fait environ 5 planètes! C'est surtout ma consommation de nourriture d'origine animale (viande, oeufs, produits laitiers) et les transports en voiture (surtout pour aller à la garderie ces temps-ci; en plus, notre voiture, une familiale Subaru, consomme pas mal d'essence...) qui fait grimper le chiffre. Et le fait que nous soyons quatre à vivre dans un espace de 180 mètres carrés n'aide pas non plus...
14 février 2007
Des fleurs « équitables » ?
C'est la Saint-Valentin! Que ferez-vous de spécial pour cette journée ?
Les traditionnels offriront sans doute des chocolats ou de jolies fleurs. Si vous avez la graine écolo en vous, peut-être prendrez-vous le temps de trouver du chocolat équitable. C'est de plus en plus facile à trouver. Mais des fleurs équitables, ça existe ? Très peu, semble-t-il, mais de plus en plus.
Ce matin, dans les pages Forum de La Presse, une finissante en science politique nous rappelle que dans le monde des fleurs coupées, surtout produites en Amérique du Sud ou en Amérique centrale, les conditions de travail des employées (ce sont souvent des femmes) sont si mauvaises, qu'on parle même d'exploitation:
Il en avait été question dans Le Devoir du 22 septembre 2005, où l'on parlait de l'organisme Sierra Eco qui fait du commerce floral équitable, surtout au Québec et dans l'Est du Canada. En Europe, il existe sûrement quelques organismes du genre. Un exemple: le Flower Label Program, basé en Allemagne. Aujourd'hui, 14 février, leur page d'accueil nous rappelle justement de s'informer auprès de notre fleuriste pour vérifier la provenance des fleurs que nous souhaitons acheter.
Sauf que l'achat de fleurs coupées équitables ne sonne pas « écolo » pour tous. En effet, l'article du Devoir nous rappellait que « le transport par avion, que la fleur soit équitable ou non, est inévitable pour ce bien de consommation qui dispose de trois jours pour passer de la ferme équatorienne ou colombienne à la table de salon du Plateau Mont-Royal, à Montréal, ou du quartier Montcalm, à Québec... »
Alors la solution serait d'acheter des fleurs locales, mais elles sont difficiles à trouver, car au Québec, le marché local ne compte que pour 5 % des fleurs coupées. (Un exemple: Rose Drummond.) Ou bien, vous troquez les fleurs pour les baisers et les calins!
Les traditionnels offriront sans doute des chocolats ou de jolies fleurs. Si vous avez la graine écolo en vous, peut-être prendrez-vous le temps de trouver du chocolat équitable. C'est de plus en plus facile à trouver. Mais des fleurs équitables, ça existe ? Très peu, semble-t-il, mais de plus en plus.
Ce matin, dans les pages Forum de La Presse, une finissante en science politique nous rappelle que dans le monde des fleurs coupées, surtout produites en Amérique du Sud ou en Amérique centrale, les conditions de travail des employées (ce sont souvent des femmes) sont si mauvaises, qu'on parle même d'exploitation:
Sous-traitance, salaires nettement insuffisants, graves problèmes de santé dus aux produits chimiques, de salubrité et de sécurité, congédiements injustes, heures supplémentaires excessives, absence de contrats, non-respect du droit à la libre association, pollution et exploitation excessive des ressources naturelles des régions (telle l'eau) où se concentrent les productions, sont au lot des problèmes générés par les secteurs de la floriculture, entre autres, de la Colombie, de l'Équateur, du Mexique, du Kenya et du Zimbabwe.
Il en avait été question dans Le Devoir du 22 septembre 2005, où l'on parlait de l'organisme Sierra Eco qui fait du commerce floral équitable, surtout au Québec et dans l'Est du Canada. En Europe, il existe sûrement quelques organismes du genre. Un exemple: le Flower Label Program, basé en Allemagne. Aujourd'hui, 14 février, leur page d'accueil nous rappelle justement de s'informer auprès de notre fleuriste pour vérifier la provenance des fleurs que nous souhaitons acheter.
Sauf que l'achat de fleurs coupées équitables ne sonne pas « écolo » pour tous. En effet, l'article du Devoir nous rappellait que « le transport par avion, que la fleur soit équitable ou non, est inévitable pour ce bien de consommation qui dispose de trois jours pour passer de la ferme équatorienne ou colombienne à la table de salon du Plateau Mont-Royal, à Montréal, ou du quartier Montcalm, à Québec... »
Alors la solution serait d'acheter des fleurs locales, mais elles sont difficiles à trouver, car au Québec, le marché local ne compte que pour 5 % des fleurs coupées. (Un exemple: Rose Drummond.) Ou bien, vous troquez les fleurs pour les baisers et les calins!
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